Dans les années 1990, les médias diffusaient des images troublantes et inimaginables de carnages : c'était la guerre en Yougoslavie. Le 11 juillet 1995, la guerre en Bosnie a atteint son paroxysme avec le génocide de Srebrenica, symbolisant d'autres atrocités comme les "safaris humains" des snipers de Sarajevo, les violences et viols infligés à 50 000 femmes, les massacres "d'hommes" de plus de 14 ans, et bien plus encore. Ce que le secrétaire général de l'ONU avait qualifié à l'époque de "guerre de riches" puisqu'elle avait lieu en Europe...
Aujourd'hui, des images innombrables et précises dépeignent des conflits génocidaires à Gaza, au Soudan, en Ukraine et ailleurs, relayées par plétore de vidéos sur TikTok ou Instagram. Nous voyons tout : l'extrême désespoir d'un côté, l'héroïsme irrationnel de l'autre, pacifistes, journalistes et militaires. Et l'instinct de survie qui accable la majorité. Ceux qui ont sacrifié leur vie pour apporter la justice en Bosnie, que l'on honore après, sont les mêmes qui se battent aujourd'hui dans ces zones de guerres et de massacres. Et l'ONU est en coma dépassé.
On réclame de l'humanité, et cela devient indispensable de condamner les politiciens et les institutions responsables de ces actes inhumains. Ils ne sont pas seuls en cause : l'indifférence nous rend complices. Même si nous nous croyons irréprochables, ces événements nous concernent à jamais.
J.B. BOYER, Le Cri Intérieur


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